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Le logiciel libre tire à boulets rouges sur le partenariat Unesco/Microsoft Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-11-2004
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Accusé de vendre son âme aux investisseurs privés, l'organisme clarifie sa position et réaffirme son soutien aux logiciels libres. L'accord signé mercredi 17 novembre entre l'Unesco et Microsoft refait parler de lui. Dans un communiqué conjoint, la Free Software Fondation (FSF) France et l'April, deux associations de défense et de promotion des logiciels libres s'inquiètent des effets de l'accord.

"L'Unesco a montré des signes importants de soutien au logiciel libre : elle dispose d' un portail dédié aux logiciels libres, elle maintient un annuaire des ogiciels libres avec la Free Software Foundation, elle soutient le développement du live-cd Freeduc du projet OFSET et ses dirigeants ont reconnu le projet libre GNU comme 'Trésor du Monde'. A l'origine, l'Unesco défend les valeurs sociales, culturelles et humaines. Et aujourd'hui elle sous-traite ses valeurs au secteur privé", affirme Benoît Sibaud, membre de l'April.

Derrière cet accord, le monde du libre voit une tentative de Microsoft visant à barrer la route aux logiciels libres dans les pays en voie de développement. En Asie, en Afrique ou encore en Amérique du Sud, les logiciels libres gagnent du terrain (lire l'article du 26/07/2004). "Microsoft détient là une bonne manière de s'infiltrer dans les pays en voie de développement. Et ça ne lui coûte pas grand chose car il peut se rattraper sur la marge qu'il réalise sur le prix de ses licences dans les pays du Nord", indique Benoît Sibaud.

Au cours de l'année 2004, le géant du logiciel a ainsi révélé son projet "Windows XP Starter Edition", une version allégée de Windows XP disponible à des tarifs compétitifs aux pays en voie de développement. Lundi 22 novembre, lors d'un forum organisé avec les représentants des gouvernements d'Asie, Steve Ballmer, le président du groupe, alertait les administrations contre les risques juridiques des licences libres.

Mais pour l'Unesco cet accord ne vient pas changer la donne. "Pour l'instant ça ne change rien, à l'avenir ça ne devrait rien changer non plus", indique un porte-parole de l'Unesco France. L'accord, précise-t-on à l'Unesco vise surtout au partage des connaissances. En effet, les trois projets annoncés par Koïchiro Matsuura, le président de l'Unesco, concernent successivement : un centre de formation en Afrique du Nord, la création d'une base commune de connaissances virtuelles et la formation d'enseignants dans les nouvelles technologies.

"Dans ces domaines, l'objectif est de fournir un enseignement générique, un peu comme le fait l'European Cumputer Driving Licence. Le but est de donner les moyens et l'autonomie nécessaire aux pays pour faire leurs propres choix", souligne-t-on à l'Unesco. Argument contesté par les associations du libre qui pointent le caractère fermé des solutions propriétaires. "Le fait de donner la main à un acteur du logiciel propriétaire risque de limiter le partage entre individus et de créer artificiellement de la rareté", prévient Benoît Sibaud.

Un risque dont est parfaitement conscient l'organisme qui se déclare vigilant quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ses objectifs et réaffirme par ailleurs son soutien aux logiciels libres. "Il est clair qu'au niveau du modèle de développement, le libre demeure le seul à donner accès au code source intégralement", accorde l'Unesco. Et les deux acteurs s'accordent à dire que si les logiciels propriétaires peuvent aider au développement, ils ne contribuent certainement pas au développement durable.
(source:  solutions.journaldunet.com)

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